Les femmes et les maladies valvulaires
Les maladies valvulaires peuvent affecter les femmes et les hommes différemment : les femmes présentent parfois des symptômes et des tableaux cliniques différents, ce qui peut retarder le diagnostic et le traitement de ces maladies, ainsi que des facteurs uniques à considérer tout au long de leur parcours de soins. Comprendre ces différences peut vous aider à détecter une maladie valvulaire plus tôt et à défendre votre santé cardiaque tout au long de votre parcours de soins.
Les maladies valvulaires sont courantes et sérieuses; elles peuvent être mortelles si elles ne sont pas traitées ou surveillées. Heureusement, elles sont aussi traitables, surtout si elles sont détectées tôt.
Le risque de maladie valvulaire augmente avec l’âge, mais une maladie valvulaire peut survenir n’importe quand, tant chez les hommes que chez les femmes. Une telle affection peut exister depuis la naissance ou se développer au cours de la vie.
Les maladies valvulaires chez les femmes
awareness
apercu
Les signes et symptômes des maladies valvulaires chez les femmes
Plusieurs symptômes sont associés aux maladies valvulaires :
Étourdissements ou vertiges
Fatigue
Essoufflement
Rythme cardiaque rapide ou irrégulier
Enflure des jambes
Douleur à la poitrine
Capacité physique réduite
“Faites confiance à vos symptômes
Parfois, on dit aux femmes que leurs symptômes sont causés par le vieillissement, le stress ou une mode de vie bien rempli. Si vos symptômes sont nouveaux, s’aggravent ou affectent votre quotidien, parlez-en à votre prestataire de soins de santé et demandez-lui d’écouter votre cœur.”
Les femmes et les hommes peuvent ressentir plusieurs des mêmes symptômes, mais les femmes sont plus susceptibles de déclarer de la fatigue, de l’essoufflement ou des étourdissements.
Les maladies valvulaires peuvent aussi ne présenter aucun symptôme (dites « asymptomatiques »).
Les causes de la méprise des maladies valvulaires chez les femmes
Les maladies valvulaires des femmes peuvent passer inaperçues pour plusieurs raisons :
Les symptômes peuvent sembler légers et être attribués à tort au vieillissement, au stress, à la ménopause ou à d’autres problèmes de santé.
Les femmes peuvent tarder à consulter si elles travaillent ou s’occupent de membres de leur famille ou d’autres personnes.
Des symptômes, comme la fatigue ou l’essoufflement, peuvent être négligés parce qu’ils se développent progressivement.
Une maladie valvulaire n’est soupçonnée que lorsque les symptômes sont graves ou s’aggravent.
Téléchargez notre outil de suivi des symptômes si vous en avez, et parlez à votre prestataire de soins.
Si vous sentez que quelque chose ne va pas, continuez à poser des questions et à vous affirmer.
Lisez l’histoire de Kathy Howes.
Les effets des antécédents familiaux sur la santé cardiaque
Certaines maladies valvulaires sont de famille, y compris la bicuspidie aortique (valve aortique à 2 feuillets au lieu de 3) et le prolapsus mitral (valve mitrale se fermant mal en raison d’un manque de tonus). Si un membre de votre famille proche souffre d’une maladie valvulaire, parlez à votre prestataire de soins de votre propre risque.
Ceci est particulièrement important si vous planifiez une grossesse. Apprenez-en plus sur les risques liés à la grossesse.
Le vieillissement et d’autres événements de la vie peuvent aussi affecter la santé cardiaque des femmes. Informez-vous.
D’autres facteurs de risque cardiaque
Certains problèmes de santé peuvent augmenter votre risque de maladie valvulaire.
La fièvre rhumatismale
La fièvre rhumatismale peut survenir après une infection bactérienne non traitée (streptocoque du groupe A) et peut endommager les valves cardiaques. Bien qu’elle soit rare dans plusieurs régions du Canada aujourd’hui, elle demeure une cause importante de maladie valvulaire dans certaines collectivités et régions du monde.
Les traitements radiologiques du cancer
Des traitements contre le cancer, y compris la radiothérapie de la poitrine, peuvent écourter la durée de vie du cœur. Les femmes qui ont reçu une radiothérapie du thorax ou du cou pour traiter un cancer, comme celui du sein, peuvent avoir un risque accru de développer une maladie valvulaire au cours de leur vie.
Demandez à votre prestataire de soins si une surveillance cardiaque continue conviendrait à votre situation.
Les maladies auto-immunes
Certaines maladies auto-immunitaires, dont le lupus, la polyarthrite rhumatoïde et le psoriasis, causent une inflammation accrue qui peut affecter le cœur et augmenter le risque de maladie cardiovasculaire, y compris les maladies valvulaires.
Si vous souffrez d’une de ces maladies ou d’une autre maladie auto-immune, parlez à votre prestataire de soins de l’effet potentiel de celle-ci sur votre cœur.
detection
Les femmes et la détection précoce
“Les femmes sont 29 % moins susceptibles que les hommes de se faire ausculter le cœur au stéthoscope en soins primaires, ce qui entraîne des occasions manquées de détection précoce.
Une auscultation au stéthoscope peut être la première étape du dépistage d’une maladie valvulaire, et ce, avant que les symptômes s’aggravent ou des symptômes n’apparaissent (chez les femmes asymptomatiques). Si vous présentez des symptômes ou des facteurs de risque, n’hésitez pas à demander qu’on écoute votre cœur.”
L’importance du dépistage précoce des maladies valvulaires chez les femmes
Les maladies valvulaires sont traitables : plus elles sont détectées tôt, mieux elles peuvent être prises en charge.
Plusieurs femmes ressentent des symptômes pendant des mois, voire des années, avant de recevoir un diagnostic, car leurs symptômes peuvent être confondus avec les signes du vieillissement, du stress, de la ménopause ou d’autres problèmes de santé.
L’importance de l’auscultation au stéthoscope chez les femmes
L’auscultation au stéthoscope est l’un des moyens les plus simples de détecter un mauvais fonctionnement des valves cardiaques.
Lors d’un examen courant, votre prestataire de soins pourrait entendre un bruit cardiaque anormal appelé un souffle cardiaque. Un souffle cardiaque n’est pas nécessairement causé par une maladie valvulaire, mais il peut mener à d’autres tests.
S’il détecte un souffle cardiaque, votre prestataire de soins pourrait recommander un échocardiogramme, une échographie qui crée des images de votre cœur et de ses valves.
Le bon moment pour demander une auscultation au stéthoscope
Envisagez de demander à votre prestataire de soins de santé d’écouter votre cœur si :
Vous avez des symptômes (essoufflement, fatigue, étourdissements, inconfort thoracique ou capacité physique réduite).
Vous avez des antécédents familiaux de maladie valvulaire.
Vous avez eu une fièvre rhumatismale ou des infections streptococciques à répétition dans l’enfance.
Vous avez reçu une radiothérapie thoracique.
Vous étiez ménopausée avant l’âge de 45 ans.
Vous êtes âgée de plus de 60 ans.
Vous planifiez une grossesse et avez ou pensez avoir une maladie valvulaire.
parcours
Le diagnostic, la surveillance et le traitement des maladies valvulaires chez les femmes
Diagnosis
Le diagnostic d’une maladie valvulaire chez les femmes
Après un diagnostic de maladie valvulaire, vous pourriez être envoyée en cardiologie ou dans une clinique spécialisée dans les valves cardiaques.
Votre équipe soignante surveillera votre cœur et discutera avec vous des options de traitement, au besoin.
Apprenez-en davantage sur les types de maladies valvulaires :
L’importance de la surveillance
Les personnes atteintes d’une maladie valvulaire n’ont pas toutes besoin d’un traitement urgent.
Si votre maladie est légère ou modérée, votre équipe de soins devrait vous suivre avec des examens réguliers et des examens d’imagerie cardiaque, comme des échocardiogrammes, pour surveiller votre ou vos valves malades au fil du temps.
Même si vous vous sentez bien, il est important de vous présenter à tous vos rendez-vous. Les maladies valvulaires peuvent évoluer au fil du temps, et une surveillance régulière permet d’assurer un traitement opportun. Vous faire accompagner par quelqu’un de votre famille à vos rendez-vous peut vous aider à soulager l’anxiété, à vous souvenir de renseignements importants (deux têtes valent mieux qu’une) et à défendre vos intérêts.
Une maladie valvulaire peut s’aggraver rapidement, même si les premiers symptômes étaient légers ou non évidents. Portez une attention particulière aux activités qui deviennent plus difficiles avec le temps, comme marcher en montée, monter des escaliers, transporter des sacs d’épicerie ou suivre les membres de votre famille.
Lisez l’histoire d’Eleanor.
La prise de décision partagée pour le traitement d’une maladie valvulaire
La prise de décision partagée implique une collaboration avec votre équipe de soins pour discuter de vos objectifs et de vos préférences en matière de traitement, et pour intégrer les points discutés à votre plan de traitement.
Vos objectifs et votre style de vie sont importants pour choisir le traitement qui vous convient. Chaque option de traitement peut vous affecter différemment, à la fois immédiatement après le traitement et à travers les étapes de votre vie. Discutez avec votre équipe cardiaque de vos options et posez des questions jusqu’à ce que vous ayez tous les renseignements dont vous avez besoin pour prendre une décision éclairée.
Certaines femmes peuvent se sentir mal à l’aise de poser des questions ou de parler de ce qui compte pour elles, mais cette discussion est essentielle au processus décisionnel. Envisagez d’emmener une personne de confiance à vos rendez-vous. Celle-ci peut vous aider à vous souvenir de renseignements importants, à poser des questions et à soutenir la prise de décision.
Obtenez le guide de prise de décision partagée.
Obtenez la liste de vérification d’une décision partagée pour les patients.
Obtenez le guide sommaire de la prise de décision partagée.
Lisez l’histoire de Stephanie.
“Santé mentale
Ressentir de l’anxiété, de l’inquiétude, de la tristesse ou une perte de confiance après un diagnostic de maladie valvulaire ou après un traitement est normal. Pour obtenir du soutien, parlez-en à votre prestataire de soins de santé. ”
“N’ignorez pas les changements dans ce que vous ressentez. Si quelque chose vous semble différent, prenez rendez-vous avec votre prestataire de soins et parlez en lui.”
Les considérations liées au traitement des valves cardiaques chez les femmes
En général, le traitement d’une maladie valvulaire dépend de plusieurs facteurs, comme :
le type de maladie valvulaire que vous avez;
la gravité de votre maladie;
vos symptômes;
votre âge et votre état de santé général;
l’anatomie de votre corps;
vos objectifs personnels et vos préférences.
Les femmes présentent aussi d’autres facteurs qui peuvent influencer les décisions et les résultats du traitement. Les voici.
La grossesse : Les femmes qui envisagent de tomber enceintes après un traitement devraient discuter avec leur équipe de soins, notamment de ce qui est le mieux pour leur santé, de l’état de leur valve et de leurs plans de grossesse, pour choisir une bonne option de traitement pour leur situation.
Des cœurs plus petits : Les femmes ont souvent des structures cardiaques et valvulaires plus petites que les hommes, ce qui peut affecter la façon dont les interventions sont planifiées et effectuées.
Des structures plus petites peuvent augmenter le risque de « disproportion patient-prothèse », où une valve de remplacement est légèrement trop petite pour la taille du corps, ce qui demande plus d’effort au cœur. Il s’agit d’une considération importante lorsque votre équipe de soins formule sa recommandation de traitement.
Des aiguillages différés : Plusieurs recommandations de traitement sont basées sur des études axées sur les hommes et ne tiennent pas compte des différences propres au cœur des femmes. Par conséquent, la recommandation de traitement chez les femmes peut être tardive, lorsque leur maladie valvulaire est plus avancée. Informez votre prestataire de soins de ce que vous ressentez; il est très important de parler de vos symptômes et de leur impact sur vos activités quotidiennes.
Des lignes directrices pour le traitement : Bien que plusieurs lignes directrices aient été fondées sur des études menées auprès des hommes, il y a un mouvement pour reconnaître les différences que présente le corps des femmes, y compris sur le plan hormonal et anatomique. La Société européenne de cardiologie présente des considérations propres aux sexes dans ses lignes directrices de 2025 pour aider à améliorer les soins aux femmes.
Lisez l’histoire de Keri.
“Il importe que vous sentiez que vous faites partie de la décision concernant votre traitement. Vous devriez pouvoir exprimer vos objectifs et vos préférences à votre équipe de soins, et poser librement des questions sur les avantages et les risques de chaque option de traitement, tant pendant qu’après le traitement, à différentes étapes de la vie.”
Les femmes et les maladies valvulaires à travers
les étapes de la vie
Hello, World!
etapes-vie
“La grossesse ajoute un stress sur le cœur parce que le corps a besoin de pomper plus de sang. Si vous planifiez une grossesse, il est important de comprendre votre risque de maladie valvulaire.
”
Certaines femmes apprennent pour la première fois qu’elles ont une maladie valvulaire pendant la grossesse. Le besoin accru du corps en sang pendant la grossesse peut mettre en lumière un problème de valve jusque-là inconnu. Les symptômes comprennent une capacité physique réduite, de l’essoufflement, un inconfort thoracique, des étourdissements, des évanouissements, de l’enflure ou une fatigue inhabituelle. Certains de ces symptômes peuvent survenir au cours d’une grossesse normale, alors parlez-en à un prestataire de soins si vos symptômes sont nouveaux, graves ou inquiétants.
Si vous êtes enceinte et que vous vivez avec une maladie valvulaire, votre cardiologue vous suivra étroitement et adaptera vos médicaments, le cas échéant, pour votre sécurité et celle de votre bébé. Vous pourriez être suivie en cardiologie, en obstétrique, en soins infirmiers et par d’autres spécialistes travaillant ensemble pour vous aider.
La planification de la grossesse et les maladies valvulaires
Si vous souffrez d’une maladie valvulaire ou si vous pensez être à risque, parlez-en à votre prestataire de soins avant de planifier une grossesse. On pourrait vous offrir des conseils pour vous aider à prendre des décisions et planifier vos soins.
Votre prestataire de soins pourrait suggérer un examen cardiaque avant la grossesse. Cet examen peut comprendre l’écoute de votre cœur avec un stéthoscope et, dans certains cas, un échocardiogramme. Si l’état de la valve est plus grave, vous pourriez être envoyée en cardiologie ou suivie par une équipe spécialisée en cardio-obstétrique.
Les antécédents familiaux et la planification de la grossesse
Certains types de maladie valvulaire peuvent être de famille, y compris la bicuspidie aortique et le prolapsus mitral.
Si quelqu’un de votre famille proche est atteint d’une maladie valvulaire, informez-en votre prestataire de soins, surtout si vous planifiez une grossesse. Une auscultation au stéthoscope pourrait révéler un souffle cardiaque qui nécessite plus de tests.
Les maladies infantiles et la planification de la grossesse
La fièvre rhumatismale peut survenir après une infection streptococcique non traitée. Elle peut endommager les valves cardiaques et entraîner des maladies rhumatismales, parfois de nombreuses années plus tard.
Si vous avez eu une fièvre rhumatismale dans l’enfance ou des infections streptococciques à répétition, ou si vous ne connaissez pas votre risque, parlez-en à votre prestataire de soins. Ceci est particulièrement important si vous êtes enceinte ou planifiez une grossesse.
Les origines ethniques : les Premières Nations, les Métis et les Inuits, et les nouveaux arrivants au Canada
La fièvre rhumatismale est maintenant rare dans plusieurs régions du Canada, mais le risque de la contracter est encore élevé dans certaines communautés et chez les personnes qui ont vécu dans des pays où elle est plus fréquente.
Au Canada, la fièvre rhumatismale est plus courante dans certaines communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Le risque peut aussi être élevé pour les femmes qui ont emménagé au Canada en provenance de régions de l’Océanie, de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie du Sud, où la maladie est plus courante.
Si vous pensez avoir eu une fièvre rhumatismale ou si vous faites partie de l’un des groupes à risque élevé, demandez à votre prestataire de soins d’écouter votre cœur, surtout si vous planifiez une grossesse.
La ménopause et les maladies valvulaires
Le risque de maladie valvulaire augmente avec l’âge, tant chez les hommes que chez les femmes, surtout après 60 ans. Toutefois, les femmes présentent des facteurs qui influent sur leur risque de différentes façons.
La ménopause survient généralement entre 49 et 52 ans. À la ménopause, des changements hormonaux et dans la santé cardiovasculaire peuvent affecter le cœur et les vaisseaux sanguins.
La ménopause peut causer, entre autres, de la fatigue et des palpitations cardiaques, nuire au sommeil et réduire la capacité physique. Comme certains de ces symptômes ressemblent à ceux de maladies valvulaires, il est important de suivre l’apparition ou l’aggravation de symptômes.
Téléchargez notre outil de suivi des symptômes.
Des études indiquent qu’une ménopause précoce peut être liée à un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire, y compris certains changements qui affectent les valves cardiaques.
Si vous vivez tôt le passage vers la ménopause (avant 45 ans), ou si vous présentez des symptômes ou des facteurs de risque de maladie valvulaire, parlez-en à votre prestataire de soins.
Les maladies valvulaires peuvent affecter les femmes à différents moments de leur vie. La grossesse, la ménopause, le vieillissement, les antécédents familiaux et certaines maladies infantiles peuvent tous affecter votre risque.
La grossesse et les maladies valvulaires
Plusieurs femmes atteintes d’une maladie valvulaire légère peuvent avoir une grossesse sécuritaire avec les bons soins. Toutefois, des problèmes valvulaires peuvent augmenter le risque pour la mère et le bébé.
recovery
readaptation
Se rétablir après une intervention valvulaire :
revenir à la vie!
“Selon le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes, les femmes sont 1,5 fois moins susceptibles d’être aiguillées vers un programme de réadaptation cardiaque que les hommes. ”
Les obstacles courants rencontrés par les femmes
Les femmes peuvent avoir plus de mal à participer à un programme de réadaptation cardiaque pour diverses raisons :
Responsabilités familiales
Responsabilités professionnelles
Problèmes en matière de transport
Méconnaissance des programmes offerts
Anxiété, dépression ou fatigue après le traitement
Barrières culturelles ou linguistiques
Absence d’un programme axé sur les femmes
Absence d’aiguillage médical
“
Si vous avez subi une chirurgie ou toute autre intervention valvulaire, demandez à votre équipe de soins si la réadaptation cardiaque vous convient. Vous n’avez pas besoin d’attendre une requête médicale pour amorcer la conversation.
”
Les programmes pour femmes
Tous les programmes de réadaptation cardiaque peuvent prendre en considération les besoins des femmes. Toutefois, certaines femmes profitent de programmes axés sur les femmes (sur les besoins uniques des femmes) et de programmes réservés aux femmes (auxquels participent uniquement les personnes qui s’identifient comme étant des femmes), mais la disponibilité varie selon la région.
Ces programmes sont conçus pour mieux répondre aux besoins des femmes et peuvent offrir un environnement plus confortable pour discuter des préoccupations et des expériences propres aux femmes. Ils se concentrent sur les besoins physiques et sociaux, ainsi que sur les besoins émotionnels. Plusieurs femmes éprouvent de l’anxiété, une humeur déprimée, de la peur ou une perte de confiance pendant leur rétablissement, et ces programmes peuvent les aider à naviguer cette étape de leur parcours de soins. Demandez si de tels programmes sont offerts près de chez vous.
Trouvez un programme de réadaptation près de chez vous. Plusieurs options de réadaptation pourraient s’offrir à vous, y compris des séances locales, en ligne et réservées aux femmes. Consultez le carrefour de réadaptation cardiovasculaire du Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes.
D’autres programmes et ressources pour les femmes atteintes d’une maladie valvulaire
La sténose aortique chez la femme : une brochure pour les patients – Ce document du Global Heart Hub aborde les symptômes, le diagnostic et les options de traitement.
Beyond the Heart: Her Mind Matters (en anglais; traduction automatique des sous-titres possible) – Ce webinaire destiné aux femmes pour soutenir la gestion de votre bien-être émotionnel après un événement cardiaque est présenté par la Health e-University.
Cardiac College pour femme – Ce site du programme de prévention et de réadaptation cardiovasculaire de la Health e-University est une mine d’informations et de ressources pour les femmes.
Chapitre 18 : Intimité sexuelle – Offert par la Health e-University, dans le cadre de son programme de prévention et de réadaptation cardiovasculaire, cette ressource porte sur l’intimité sexuelle, notamment comment les maladies cardiaques peuvent l’affecter.
Faire participer les femmes à la réadaptation cardiovasculaire – Il s’agit d’une page remplie d’informations sur l’importance de la réadaptation cardiaque chez les femmes du Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes.
La santé buccodentaire et les maladies valvulaires : les conseils d’un expert – Une voix aux maladies valvulaires Canada vous apprend comment votre santé cardiaque et la santé de vos dents, de vos gencives et de votre bouche sont étroitement liées.
Femmes@Cœur – Ce programme de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa offre des groupes de soutien virtuels aux femmes ayant vécu un événement cardiaque.
Initiative sur la santé cardiovasculaire des femmes (en anglais seulement) – Ce programme du Libin Cardiovascular Institute de l’Université de Calgary offre des ressources pour les femmes.
Les programmes de réadaptation cardiaque
La réadaptation cardiaque est l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer la santé cardiaque après un traitement. Sous supervision médicale, elle aide les personnes à se rétablir après un traitement cardiaque ou à vivre avec une maladie cardiaque.
Les programmes existants combinent des exercices physiques, de l’enseignement, du soutien émotionnel et des stratégies pratiques pour vous aider à retrouver confiance en vous et à améliorer votre santé cardiaque. Les programmes peuvent avoir lieu dans un centre médical ou communautaire, ou peuvent être suivis en virtuel ou à domicile, selon les options offertes dans votre région.
L’importance de la réadaptation cardiaque chez les femmes
La réadaptation cardiaque peut améliorer la qualité de vie, accroître la confiance en soi, aider les gens à reprendre leurs activités et réduire le risque de problèmes cardiaques futurs. Les programmes de réadaptation cardiaque offrent aussi un soutien émotionnel pour gérer le stress et la dépression afin de vous aider à vous concentrer sur votre rétablissement. Ressentir de l’anxiété, de l’inquiétude, de la tristesse ou une perte de confiance après un traitement est normal. Vous pouvez obtenir du soutien dans votre programme de réadaptation.
Le rétablissement ne vise pas seulement à la guérison du cœur, mais à l’atteinte d’objectifs qui comptent le plus pour vous dans votre vie. Ces objectifs peuvent être très différents d’une femme à l’autre, par exemple :
retourner au travail;
continuer de s’occuper d’une ou plusieurs personnes;
reprendre l’activité physique;
retrouver une certaine intimité ou activité sexuelle;
regagner la confiance de réaliser ses activités quotidiennes.
Vos objectifs de rétablissement comptent et devraient faire partie de votre plan de soins.