De nouvelles recommandations pour un traitement précoce et moins effractif

Au Canada, le traitement des maladies valvulaires est guidé par deux ensembles de recommandations : celles de la Société européenne de cardiologie (ESC), et celles de l’American College of Cardiology (ACC). Tandis que les recommandations de l’ACC seront mises à jour plus tard cette année, celles de l’ESC, en association avec la Société européenne de chirurgie cardiaque (ESC/EACTS), l’ont été en 2025. Ici, nous expliquons aux patients canadiens comment ces nouvelles recommandations basées sur des données probantes influenceront leurs soins.

Un traitement précoce et moins effractif

‍Par le passé, le traitement amorçait souvent après l’apparition de symptômes. Aujourd’hui, comme des maladies valvulaires graves ne s’accompagnent pas toujours de symptômes, les recommandations de l’ESC/EACTS favorisent le traitement précoce des patients asymptomatiques atteints d’une sténose aortique ou d’une régurgitation mitrale primaire.

Par ailleurs, les recommandations préconisent aussi d’abaisser l’âge maximal d’admissibilité à l’implantation valvulaire aortique par cathéter (TAVI), passant de 75 ans à 70 ans et plus.

Les maladies valvulaires chez les femmes

‍Dans le système de santé, les femmes vivant avec une maladie valvulaire rencontrent des obstacles uniques, comme le sous-diagnostic de leur affection et de plus longs délais de traitement. Les nouvelles recommandations consacrent une section à l’amélioration des soins aux femmes, notamment pour les maladies touchant les valves aortique, mitrale et tricuspide. ‍

Des soins axés sur les patients

‍La mise à jour ajoute une composante à l’approche des soins axés sur les patients : le concept d’« équipe cardiaque », qui réunit divers spécialistes afin d’élaborer, en collaboration avec les patients, un plan de traitement personnalisé.

« Ces recommandations auront une grande incidence sur les résultats pour les patients et amélioreront ultimement la qualité de vie des patients canadiens », explique le Dr Philippe Pibarot, directeur de la recherche en cardiologie à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, à l’Université Laval.

En résumé, les recommandations sont en faveur de traitements précoces et peu effractifs. On souligne l’importance de bien informer les patients de sorte qu’ils puissent avoir une idée claire de leur situation, des traitements qui s’offrent à eux et des soins de suivi qu’ils auront.

Consultez les recommandations 2025 de l’ESC/EACTS (en anglais seulement) sur les maladies valvulaires.

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